L'origine de l’école San Yi Quan


Traditionnellement lorsqu'un chef de file transmet son école et les pratiques qui la composent à l’un de ses pratiquants les plus expérimentés, ils conviennent ensemble de la nouvelle dénomination de la nouvelle école.

Ainsi lorsque Wang Zemin (1909-2002), le maître de l'école Lien Han Quan (poing des générations circulaires) confia la succession de son école en 1979 à Georges Charles, ils définirent ensemble selon cette tradition le nouveau nom que celle-ci porterait, San Yi Quan.

L’école San Yi Quan

San Yi Quan, le poing (quan) des trois (san) harmonies (yi), fait référence aux trois pensées philosophiques que sont le taoïsme, le bouddhisme et le confucianisme. Les trois s’unissent en un tels La Terre, l'Être humain et le Ciel. Ce nom fut aussi choisi en référence aux trois écoles externes pratiquées (San) pour une meilleure compréhension d’une école interne (Yi) de l’art du poing (Quan).

Par contre les pratiques de chaque école conservent leur nom d'origine. Ainsi le Xing Yi Quan qui est la base fondamentale de l’école San Yi Quan se nomme ainsi depuis le 12ème siècle et ne devrait pas être rebaptisé.

Il est issu d'une longue transmission qui remonte à Yue Fei (1103-1142) général aux frontières. Celui-ci était déjà le créateur d’une méthode de lance à crochet (Gu Liang Jiang) ayant la double fonction de servir contre la cavalerie et de pouvoir diriger les troupes du haut d’une montagne grâce à un système d’étendards fixés dessus.

Ayant appris qu’un de ses amis généraux s’était fait tuer par une bande de brigands qui l’avaient désarmé, Yue Fei, ne souhaitant pas que pareille mésaventure ne lui arrive, inventa une méthode de mouvements à mains nues inspirée de sa forme de lance à crochet. Les cinq mouvements fondamentaux furent repris et le système nommé Xing Yi Quan vit le jour.

Au fil du temps ce système s’enrichit et se transforma par les apports successifs de maîtres éclairés et aujourd’hui on distingue plusieurs écoles de Xing Yi Quan : le Xing Yi Quan de la branche du Yunan, le Xing Yi de l’école orthodoxe et le notre : le Ziran Xing Yi Quan de forme naturelle.